vendredi 31 juillet 2015

"Finalement, êtes-vous arrivés?"

Mais si, mais si! J'étais juste trop étourdie par le retour pour vous raconter...

Le matin du 17 juin, nous avons quitté la sympathique marina de Trois-Rivières pour reprendre le fleuve en direction de Québec. Le courant et la marée aidant, nous voguions à une vitesse de près de 10 noeuds! 

C'est étrange de voir un paysage que vous avez vu 100 fois du bord de la route, mais cette fois avec la perspective de la vue du fleuve. Pas toujours facile de se reconnaître.
L'église de Lotbinière où nous nous sommes mariés, avons baptisés les enfants...

Pointe Platon, Ste-Croix enfin!

Le route du Petit Village que l'on emprunte pour se rendre à la maison souvent

Suzanne et Jacques sont là à nous offrir leur accueil à Ste-Croix! c'est la voiture grise!

On voit même Suzanne près de son véhicule!

Les fonds de St-Antoine

Encore les fonds

Le courant baissant était fort ce qui nous donnait de la vitesse!

Les ponts qui se dressent au loin!

Sous le Pont de Québec

L'église St-Michel de Sillery, nous y sommes presque
Notre comité d'accueil qui surveille les opérations

Nous avions un beau soleil pour la rentrée au bercail! Une belle journée! 

Selon les calculs d'André, nous devions arriver vers 14h00. Mais, il devenait de plus en plus clair que nous ne serions pas à bon port pour 14 heures. Nous sommes arrivés vers 15h30. Il faisait un magnifique soleil. Parfait pour l'accueil où nous attendaient impatiemment Dominique Tanguay-Gaudreau, Lise Gascon, Robert Tanguay et Lorraine Bilodeau. Un beau comité d'accueil!

Et puis l'accostage ne fut pas une merveille. Après les grandeurs du St-Laurent, il me semblait que j'étais soudainement à l'étroit! Bref, Lorraine a immortalisé ce moment pour nous!

On entre dans la marina, port d'attache de notre Grande Fugue!

Trop loin du quai et mon pas d'hélice me transporte plus loin...

Enfin en place
 Le mois de juillet fut consacré à la remise en état du voilier. Prochain article!

mardi 16 juin 2015

Le Richelieu jusqu'à Trois-Rivières

Lundi le 15 juin, à 9h00 tapant, nous avons quitté le quai fédéral de St-Jean-sur-le-Richelieu pour passer sous les ponts levants, aux côtés des ponts tournants et à travers les écluses. Ce canal date de 1843. Tout est historique. Le jeune personnel de Parc Canada qui y travaille (non il n'est pas historique celui-là!) devrait être félicité pour sa courtoisie et son professionnalisme. Bien entendu, nous ne sommes pas dans le gros de la saison où multiples bateaux demandent passage, mais je vous dirais qu'ils sont prêts et vous attendent avec impatience. Tous les ponts se sont ouverts sans que nous ayons d'attente. Les voitures, elles, attendaient que nous fassions notre petit bonhomme de chemin à 5,5 nœuds à l'heure, vitesse maximale permise qui correspond à 10 km/hr.


Nous sommes au niveau des deux dernières écluses. On voit la hauteur!


Les éclusiers actionnent à la main les manivelles pour ouvrir les portes des écluses. Historique oblige!


Tout le monde porte l'uniforme et tous sont gentils


D'ici vous pouvez apprécier ces portes de gros bois!
Une fois dans le bassin de Chambly, nous avons attendu Jean-François, mon frère, à qui nous avions donné rendez-vous. On était d'avance. Il est venu à notre rencontre avec son bolide. Un cruiser avec lequel il pratique le Wake et le ski nautique.


L'approche du bateau de Jean-François. Au fait Jean-François, il s'appelle comment ton bolide?


Le bolide... en attente de son nom.


Jean-François exhibe son puissant moteur! Combien de forces encore?



Après avoir jasé avec frèrôt, nous avons repris notre route le long de la Richelieu. Jean-François était allé en éclaireur voir si tout était correct  :P

Nous mirent fin à notre trajet de la journée à St-Ours où une autre écluse nous attendait, mais comme elle était fermée, son quai fut bien accueillant pour la nuit. J'ai trouvé de beaux pins blancs sur l'Ile Darvard. Dire que je les ai tant cherché pour un devoir de Philippe à l'automne. Nul pin blanc dans la région de Québec. Je me suis donc permise de prendre un échantillon d'aiguilles que je vais lui rapporter.  :)

En soirée les goélands nous ont fait tout un ballet. Les mannes (éphémères) commencent leur saison et font le bonheur de ces oiseaux!


Au petit matin, un héron bleu est à l'affut.



À l'ouverture de l'écluse, vers 8h30, nous y étions. Le passage s'est bien fait. C'était notre toute dernière écluse! Yay!

Mais la pluie s'est mise à tomber fort et la brume s'est levée. Rien pour nous empêcher de poursuivre notre route, mais il faisait plutôt froid sur le Richelieu et avec l'humidité c'était tout simplement fret! Même vêtue de mes fringues d'hiver, j'avoue que j'ai gelé.  Pourtant, au niveau de l'eau, la température affichait 18,5 (oui, bateau français nous donne les températures en celcius!) Alors que nous terminions la Richelieu, je suis partie me coucher. Ma grosse couette a tôt fait de me réchauffer et je me suis endormie paisiblement au son du moteur et des flacottis de l'eau sur la proue.

Au réveil, La Grande Fugue a déjà passé le pont Laviolette.


Le pont Laviolette que j'emprunte régulièrement quand je quitte Ste-Croix pour Montréal ou vice-versa

Le Centre-ville de Trois-Rivières.

Paul fait le plein à la marina de Trois-Rivières
Après le pompage, nous sommes allés au Quai où la Grande Fugue passera sa dernière nuit de vagabonde pour ce voyage. Un des propriétaires de bateau m'a dit que j'accostais cela comme un petit canot. Le monsieur de la marina qui nous avait aussi accueilli à la pompe un peu plus tôt s'est exclamé qu'il me trouvait bien bonne et s'est dit impressionné par mes manœuvres. Il n'en revenait pas quand je lui ai dit que nous venions tout juste d'acquérir le bateau. Bon, je suis peut-être prête pour le petit raccoin qu'on nous a trouvé à la marina de Sillery... :)

Et puis devinez derrière quel bateau nous nous sommes retrouvés?
La Grande Fugue à son quai pour la nuit. Et le bateau derrière?

Le bateau de recherche de l'UQTR, parce que j'aime la recherche! :)

Et demain matin? Que ferons-nous demain matin, le mercredi 17 juin? Cap sur Québec! Oui, demain nous rentrons au bercail et nous accueillons La Grande Fugue à sa nouvelle demeure à la marina de Sillery. Nous y serons vers 13h00 - 13h30!



lundi 15 juin 2015

Le Lac Champlain et la Richelieu

Nous avons fait un plein de diésel à Whitehall. Pas  simple. Un fort courant et un bon vent m'ont encore joué des tours! Paul a sauté sur le ponton pour m'aider à rapprocher le bateau à partir du ponton. Une des rares fois où nous n'avions personne pour nous donner un coup de main sur le quai. Mais tout s'est bien passé. On apprend! 

Après les longs canaux Champlain, nous étions heureux de voir l'élargissement du Lac Champlain. Mais c'est long. Tant et si bien que nous avons fini par nous trouver une baie à l'abri du vent pour passer la nuit du côté du Vermont. Amarrés dans la Button Bay, nous avons bien dormi!

Au petit matin, ou devrais-je dire en pleine nuit, car il était 3 heures du matin, Paul et André ont levé l'ancre pour nous assurer d'arriver à la douane canadienne le plus tôt possible. Je n'ai donc pas de photos du lever du soleil, ni de photos du Lac car même quand j'ai pris la relève vers 7h30, j'avais oublié ma caméra en bas et mon équipage roupillonnait paisiblement. De toute manière, avec la route que j'avais tracé la veille, nous passions loin des côtes. 

Dans le Lac Champlain j'ai vu un gars sur un paddle board qui semblait parti pour avironer le lac dans toute sa longueur. J'espère qu'il faisait ça pour une bonne cause, il faisait très froid!

Près de Mooney's Bay, nous avons tenté de joindre Jean-Robert et Éliane, mais ils étaient encore trop loin, arrivant du Québec ce matin là. J'ai tenter de joindre une couple d'autre amis par courriels, mais en vain. Nous avons donc poursuivi notre route. Ce n'est qu'un peu plus tard qu'Éliane nous a téléphoné pour nous offrir de l'aide au besoin, mais tout allait bien sur la Grande Fugue, sauf nos réserve de fruits et légumes qui s'épuisaient. Paul a mis le drapeau Q sur le bateau pour indiquer que nous devions dédouaner.

Le quai des douaniers se trouve dans une zone très peu profonde du Lac Champlain. Il faut donc faire attention à l'approche. Dans son émotion de retour au pays et sa hâte de dire que le bateau était totalement canadien, Paul s'élança sur le quai pour y amarrer le bateau. Sauf qu'il fit un vol plané et atterri sur les genoux. Heureusement qu'il avait ses pantalons de voile, il ne s'est rien brisé! 

Une fois à la douane, nous avons rencontré les agents Bouchard et Bouchard comme les appelait Paul. Tous nos papiers étaient prêts pour nous acquitter de nos taxes provinciales et fédérales, ce qui fut fait dans les meilleurs délais. Après avoir contribué aux caisses de MM Oliver et Leitão, nous avons mis le cap sur St-Jean-Sur-Le-Richelieu, avec un certain espoir que ce que nous lisions était faux: deux seuls passages de la suite d'écluses par jour, un à 9h00 et l'autre vers 13h. 

J'aimerais dire la joie que nous avions d'être au Québec entourés de québécois... Oui heureux d'être de retour au bercail, mais les québécois qui passent leurs dimanches sur les eaux du Richelieu ne savent pas la moindre règle de nautisme ou de civisme. On met l'ancre dans le milieu de la voie maritime. C'est à qui va le plus vite, la bedaine à l'air, la casquette à l'envers et qui saute dans les vagues de son voisin. Bref, un méli-mélo d’embarcations qui provoque des vagues dans tous les sens... Tout un contraste avec les américain qui réduisaient leur vitesse de croisière pour nous dépasser sans faire de vagues!

Aux abords de St-Jean-Sur-Le-Richelieu, nous avons du constater que nous ne pouvions franchir les écluses car il était trop tard. Mais pas si mal d'arrêter pour la nuit dans cette petite municipalité. Il y avait pas mal de vie pour un dimanche après midi. Et les éclusières nous ont permis de passer la première écluse pour nous amarrer en toute quiétude sur leur quai dans le petit parc fédéral. Elles nous donnèrent aussi plein d'information sur les écluses et sur la ville. Leur accueil fut des plus agréable et chaleureux.

Nous étions à distance de marche des Halles de St-Jean en plus. C'est donc là que nous sommes allés nous ravitailler. Paul et moi avions l'air de naufragés qui n'avaient pas vu d'étals de légumes et de fruits depuis des lunes. Bien que nous étions loin d'être morts de faim, tout avait l'air succulent! Et il y avait une SAQ, ce qui nous permit de faire le plein de ce côté aussi, bien qu'on ne consomme absolument rien tant que le bateau n'est pas amarré pour la nuit.

Ravitaillement

Il faut maintenant ranger cela au bateau
Jean-François, mon frère, venait souper avec nous. Vers 18h j'entends quelqu'un qui me siffle de l'autre côté de la rive tout juste comme je venais de laver le pont. C'était lui avec sa conjointe Mélanie et leur jolie Élodie. Léa était à son cours d'équitation.

Nous sommes allés manger dans un resto qui avait une terrasse. 

Mélanie et Élodie
Jean-François et Élodie

Jean-François qui nous raconte ses histoires de bateau! :P


Après le repas, nous sommes revenus tous ensemble au bateau. Élodie l'a trouvé pas mal de son goût, elle était prête à partir avec nous! Surtout nourrir les canetons et canards avec des petits morceaux de pain! Wow!

Élodie dans notre cabine avant. Elle et son Lapin sont prêts à y passer la nuit!

Élodie nourrit les canetons

Et ils aiment bien ça!

Sous l’œil attentif de leur mère bien entendu!
Fin de soirée bien agréable. La petite famille a quitté et nous nous sommes préparés pour faire une excellente nuit de sommeil avant la traversée des écluses historiques le lendemain.
Au revoir jolie Élodie!

Au revoir les parents!

Bof, pas si mal ce baiser à Big Dog, hein?

Coucher de soleil sur le canal




La Hudson et les canaux Champlain


La Rivière Hudson fut une très belle surprise. Les maisons qui la bordent sont impressionnantes. Mais je suis littéralement tombée amoureuse de ses petites maisons phares. Moi qui rêve parfois d'une île déserte,voilà qui conviendrait parfaitement! Les hivers doivent y être assez long par ailleurs. Mais avouez quelles sont mignonnes!

Celle-ci faisait face à une belle baie



Une belle de mer


Encore plus haut sur la rivière, une belle de rivière
La Hudson et les canaux Champlain sont long, mais rien n'est monotone. À chaque virage, on y voit de la faune. Nous avons ainsi pu observer plusieurs aigles à tête blanche ou pus justement appelées pygargues à tête blanche.


Oups, on m'a vu!

Bon, ce bateau vient ruiner mon plan de pêche

Poisson, poisson! Petit petit petit poisson!

Belle vue du haut de la cime de cet arbre!

Et les cormorans se font sécher dans les rayons de soleil de l'après-midi

Cormorans
Et les canards Mallard qui sont légion dans le coin ont des petits canetons qui serviront sans doute pour certain à nourrir l'appétit des grands rapaces! Attention!!

Satrurnin en moiré brun et gris... :)

La soeur de Saturnin! :P
 Mais il y a aussi les bernaches qui ont leurs petits oisillons!


Famille de bernaches
Nous avons également vu plusieurs chevreuils, mais je n'ai pas réussi à les capter avec ma caméra... :(

Dans les canaux Champlain, les aigles ont laissé leur place aux autours!
Ces deux autours quittent leur nid à l'approche du bateau

Ce juvénile à la tête ébouriffée attend le retour de ses parents



Maman veille

















Et pour ceux qui se souviennent du Film Cast Away mettant en vedette Tom Hanks et Wilson, voici Wilson reparti à la dérive!



Wilson
Le paysage changeait constamment. À chaque virage, un nouvel aperçu. Parfaoit l'eau était un parfait miroir!  "Miroir, Miroir dit-moi qui est la plus belle?"


Effet miroir

Un méandre dans les canaux Champlain
Parfois un phare nous surprend en sortant légèrement des arbres sur la rive



Et puis il y a les écluses. On en dénombre 11 qui vont de 1 à 12. Mais oui, il n'y a pas de 10! M'enfin! Lors de la remise à niveau des écluses, ils ont décidé qu'ils n'avaient pas besoin d'écluses et en ont fusionné deux.

Ces écluses nous font grimper jusqu'à 156 pieds d'altitude pour ensuite nous redescendre à 126. Nous sommes ensuite dans les canaux Champlain.
On a quand même le temps de frotter un peu le pont!

La montée dans les écluses américaines

André surveille son amarre
Oui Paul, nous y sommes presque!
Quelques bâtissent ont vu de meilleurs jours, mais ajoutent tout de même au charme de l'endroit.


J'aime bien aussi le sillage que nous laissons derrière nous